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Agents conversationnels : l’Autorité de la concurrence ouvre un troisième chantier sur l’IA
Le 9 janvier 2026, l’Autorité de la concurrence s’est autosaisie pour analyser le fonctionnement concurrentiel du secteur des agents conversationnels, ouvrant un nouveau chantier dédié à l’intelligence artificielle. Après avoir étudié l’amont de la chaîne de valeur (modèles, données, infrastructures) et les enjeux environnementaux de l’IA, l’Autorité concentre désormais son analyse sur l’aval, c’est-à-dire les interfaces par lesquelles l’IA devient directement accessible aux utilisateurs. Cette initiative est motivée par l’accélération rapide des usages des agents conversationnels, devenus de véritables points d’entrée vers l’information, les services et, à terme, les transactions, notamment auprès des jeunes générations. Le marché, encore en structuration, se caractérise par la présence d’acteurs globaux fortement intégrés, l’émergence de solutions spécialisées et des dynamiques d’innovation rapides, mais concentrées autour de certains écosystèmes dominants. L’Autorité identifie plusieurs enjeux concurrentiels majeurs : risques de concentration liés à l’intégration verticale, effets de réseau et de données renforçant les barrières à l’entrée, développement du « commerce agentique » posant des questions de neutralité et de transparence, ainsi que des modèles de monétisation susceptibles d’influencer la concurrence. Cette analyse s’inscrit dans un contexte européen plus large, en lien avec l’évaluation en cours du Digital Markets Act (DMA) et les travaux de la Commission européenne sur les services d’IA. L’Autorité prévoit le lancement prochain d’une consultation publique, avant la publication de son avis final courant 2026, qui devrait préciser les risques concurrentiels et formuler des recommandations opérationnelles pour accompagner le développement des agents conversationnels dans un cadre concurrentiel équilibré.